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mercredi, août 17, 2022
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Kaduna – Nigéria : adoption d’une loi pour castrer les violeurs d’enfants

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Le gouverneur de l’État de Kaduna au Nigéria, Nasir Ahmad el-Rufai, doit signer le projet de loi pour la castration chirurgicale des violeurs en vue de les empêcher de récidiver.

Cette décision fait suite à l’indignation publique suscitée par une vague de viols, qui a poussé les gouverneurs des États de la nation à déclarer l’état d’urgence. La loi fédérale du Nigeria prévoit une peine allant de 14 ans à la prison à vie, mais les législateurs des États peuvent fixer des règles différentes pour les condamnations.

Depuis 2015, environ 40 suspects de viol ont été inculpés dans le pays.

La castration chirurgicale des violeurs condamnés est envisagée au Nigeria depuis un certain temps, d’autant plus que le nombre de cas s’est accru lors du récent confinement lié au coronavirus.

L’indignation a été générale en juillet 2020, après le meurtre d’une étudiante de 22 ans qui, selon sa famille, a été brutalement violée et matraquée à mort. C’est l’un des nombreux cas choquants qui ont donné lieu à des manifestations de rue, à une pétition en ligne signée par des milliers de personnes et à un hashtag Twitter #WeAreTired (nous en avons assez). Le tout en une semaine.

De nombreux Nigérians ont réclamé des lois plus sévères, comme la peine de mort. « Si le gouverneur de Kaduna signe cette loi, le prochain violeur arrêté à Kaduna pourrait être le premier à être castré en vertu de cette nouvelle loi », a-t-il déclaré.

Dorothy Njemanze, une ancienne victime, a salué le projet de loi et a déclaré qu’elle aimerait le voir adopté dans d’autres Etats nigérians. « Si toutes les personnes qui m’ont violée avaient subi cette castration chirurgicale, d’autres personnes qu’elles auraient pu violer auraient été épargnées », a-t-elle déclaré.

La castration chirurgicale n’est pas très répandue dans le monde. Elle ne figure pas dans les textes officiels élaborés par l’Association internationale pour le traitement des délinquants sexuels (IATSO) et ses détracteurs affirment que les effets physiques sont irréversibles et peuvent avoir de graves conséquences à la fois physiques et mentales.

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