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jeudi, août 11, 2022
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Douala : Un détenu meurt menotté à son lit d’hôpital

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Sama Ivo, originaire de la région du Nord-Ouest, a été arrêté il y a quelques mois dans le cadre du conflit séparatiste mené par les groupes dits « ambazoniens » dans les deux régions anglophones du Cameroun.

Il a été appréhendé en compagnie de plusieurs autres jeunes et transféré à la prison New Bell de Douala, où il est décédé le mercredi 09 août 2020. Des sources décrivent ses conditions de détention comme « inhumaines et dégradantes ».

« Ivo est mort enchaîné à l’hôpital Laquintinie de Douala ; il était malade depuis des mois… », raconte un détenu, tel que le rapporte le site mimimefoinfos.com.

Sama Ivo aurait développé une maladie mentale au cours de sa détention. « Il avait subi des tortures et cela l’a affecté mentalement… il est mort ce matin. Son corps se trouvent à l’hôpital Laquintini de Douala », révèle la même source.

Ivo Sama fait partie des jeunes régulièrement arrêtés dans le cadre de la crise dite anglophone. Les autorités pénitentiaires font régulièrement face à de nombreuses critiques sur les traitements infligés à ces combattants et ce nouveau décès d’un prisonnier anglophone risque encore de faire couler beaucoup d’encre.

Il y a effectivement quelques semaines, un premier détenu dans le cadre des mêmes arrestations, Thomas Nganyu, mourrait à Yaoundé, menotté lui aussi  à son lit d’hôpital. Plusieurs critiques concernant son traitement avaient alors saturé les médias sociaux, accablant les responsables de la sécurité pendant son séjour à l’hôpital.

Lire aussi : L’armée camerounaise lance l’opération « Bamenda clean »

Les appels à la libération des détenus « ambazoniens » enfermés en raison de la crise se multiplient – comme l’une des étapes vers l’ouverture d’un dialogue inclusif pour le retour de la paix dans les régions. Mais au même moment, il ne se passe plus une semaine sans qu’une vidéo de propagande présentant des scènes horribles d’assassinats de civils par ces milices ne soit diffusée sur Internet. Cela contribue au durcissement du ton par les autorités et à l’adoption de mesures de répression de plus en plus radicales.

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